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France : Pas d'austérité budgétaire, promet Le Maire après la décision de S&P
information fournie par Reuters 01/06/2024 à 11:59

Le ministre français de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, en Normandie

Le ministre français de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, en Normandie

Il n'y aura pas de rigueur budgétaire en France mais simplement la poursuite d'une politique de rétablissement des finances publiques, a promis samedi Bruno Le Maire après la dégradation de la note de crédit du pays par l'agence Standard & Poor's, qui vaut au gouvernement un déluge de critiques de la part de l'opposition.

Du Rassemblement national (RN) à La France Insoumise (LFI), une partie de l'opposition soupçonne le gouvernement de préparer un nouveau tour de vis budgétaire une fois passées les élections européennes du 9 juin, alors que S&P a exprimé ses doutes sur la capacité de la France à tenir ses engagements en matière de dette et de réduction du déficit.

"Il n'y aura pas de rigueur, il n'y aura pas d'austérité", a déclaré Bruno Le Maire dans une vidéo diffusée sur YouTube.

"Cette décision (...) ne changera rien à notre stratégie de rétablissement des finances publiques. Je n'ai pas attendu la décision de Standard & Poor's ou de n'importe quelle autre agence de notation pour engager le rétablissement des finances publiques", a dit le ministre de l'Economie et des Finances, en rappelant que le gouvernement entend réaliser 20 milliards d'euros d'économies sur les dépenses de l'Etat en 2024.

Le gouvernement a déjà annoncé 10 milliards d'euros d'économies en début d'année après l'annonce d'un dérapage inattendu du déficit, tandis que "nous travaillons" pour trouver 10 milliards supplémentaires, a rappelé Bruno Le Maire sur BFMTV.

"Nous allons poursuivre exactement dans la même voie, sans accélérer ni ralentir, mais en tenant notre stratégie", a-t-il insisté dans sa vidéo YouTube.

Pour l'opposition, cette stratégie est une "piteuse gestion des finances publiques" de la part de Bruno Le Maire et du président de la République Emmanuel Macron, selon les mots du président du parti Les Républicains (LR), Eric Ciotti, sur le réseau X.

Marine Le Pen considère pour sa part, également sur X, que "la gestion catastrophique des finances publiques par des gouvernements aussi incompétents qu’arrogants a mis notre pays dans de très graves difficultés cumulant records d’impôts, de déficit et de dettes".

La présidente du groupe RN à l'Assemblée nationale invite les Français à sanctionner "lourdement" Emmanuel Macron aux élections européennes pour empêcher le gouvernement d'imposer "une 'purge' sociale et fiscale inefficace et injuste" après le scrutin.

La tonalité est la même chez LFI, qui juge dans un communiqué que le gouvernement "se servir(a) de cette dégradation pour dire qu’il faut redoubler d’efforts dans la baisse des dépenses publiques et les attaques sur la protection sociale afin de réduire les déficits".

"Les agences de notation tout comme l’épouvantail de la dette ne sont que des prétextes à accroître les politiques d’austérité et de l’offre", dénonce le parti de gauche.

(Rédigé par Bertrand Boucey)

Cette analyse a été élaborée par Reuters et diffusée par BOURSORAMA le 01/06/2024 à 11:59:44.

Agissant exclusivement en qualité de canal de diffusion, BOURSORAMA n'a participé en aucune manière à son élaboration ni exercé aucun pouvoir discrétionnaire quant à sa sélection. Les informations contenues dans cette analyse ont été retranscrites « en l'état », sans déclaration ni garantie d'aucune sorte. Les opinions ou estimations qui y sont exprimées sont celles de ses auteurs et ne sauraient refléter le point de vue de BOURSORAMA. Sous réserves des lois applicables, ni l'information contenue, ni les analyses qui y sont exprimées ne sauraient engager la responsabilité BOURSORAMA. Le contenu de l'analyse mis à disposition par BOURSORAMA est fourni uniquement à titre d'information et n'a pas de valeur contractuelle. Il constitue ainsi une simple aide à la décision dont l'utilisateur conserve l'absolue maîtrise.

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10 commentaires

  • 01 juin 15:49

    Depuis 1981, on nous a expliqué quil y avait la rigueur de gauche, contre l'austérité de droite, et le quoiqu'il en coûte d'ailleurs. Toutes ces belles formules nous ont amenées à 3200 milliards d'euros de dettes, qui ne sont ni à droite, ni à gauche, juste au fond du gouffre....


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